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Les Doggy Bag enfin recommandés dans les restaurants

Voici une bonne nouvelle pour commencer l’année ! Si on veut lutter contre le réchauffement climatique, on veut aussi lutter contre le gaspillage alimentaire qui représente chez la grande distribution 5 à 10% du gaspillage alimentaire, contre 15% pour la restauration et 70% pour les ménages. Des chiffres affolants qu’il faut réduire absolument.

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Depuis le 1er janvier 2016, vous pouvez enfin demander à repartir avec un Doggy Bag. Il est fortement recommandé aux restaurateurs d’offrir cette possibilité à leur clientèle (et non obligatoire comme certains l’ont affirmé). Honnêtement, cela fait un moment que je demande dans les restaurants et 9 fois sur 10, on me le faisait gentiment. Une habitude restée du Canada. Et très souvent, je donnais le Doggy Bag à un SDF, afin de partager, étant donné que j’avais mangé à ma faim. Autant penser à son prochain…

 

Mais cela est une très bonne chose que la pratique se démocratise en France. Il est nécessaire même de s’y mettre car la planète s’épuise. C’est l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie qui fait cette recommandation. Elle permet aux restaurateurs de réduire notamment le nombre de leurs biodéchets. Et contrairement à ce que l’on pense, il ne s’agit pas là d’une « innovation » mais de la mise en application du  dernier seuil de la loi sur les biodéchets (déchets liés à la préparation des plats, restes des plats servis, aliments périmés…), votée en 2011. Mise en place dès le début de l’année 2012, elle était prévue pour être progressive. Elle ne s’appliquait en effet, au départ, qu’aux plus gros producteurs de biodéchets et son seuil diminuait ensuite.

 

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Cependant, cela ne concerne pas tous les restaurateurs mais seulement à toutes les entreprises de restauration qui produisent plus de 10 tonnes de ce type d’ordures. Selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), rapporte le Parisien, ?ce nouveau seuil concernerait les restaurants qui servent «?entre 150 et 200 couverts par jour?». Cependant, on mange copieux aussi dans de petits restaurants donc pourquoi ne pas étendre la recommandation à tous ?!

Mais ne vous inquiétez pas, de nombreux petits restaurants le font, surtout ceux qui cuisinent maison car c’est un crève-coeur pour chacun de voir partir à la poubelle une assiette. Il faut cependant que la pratique se répande et pour cela en Rhône-Alpes, la Direction régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt a mis en place une nouvelle appellation et un slogan pour démocratiser cette pratique. Le «?doggy bag?» s’appelle désormais le «?gourmet bag?» et le message  : «?c’est si bon, je finis à la maison !?». De quoi décomplexé ceux qui hésitent.

 

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Mais certains restaurateurs semblent dubitatifs et les avis sont partagés. Pourtant la lutte contre le gaspillage alimentaire est primordiale car on constate que 6 Français sur 10 ne finiraient pas ce qu’ils mangent au restaurant. Des chiffres affolants.

«C’est, selon moi, une excellente initiative. Les commerçants qui commencent à le proposer ont de très bon retour. Les clients vont prendre de nouvelles habitudes», se réjouit Jean-Philippe Deschamps, le représentant des restaurateurs au sein de l’Union des métiers et des industries hôtelières de la Haute-Garonne (UMIH), qui n’exclut pas un changement de comportement au moment de choisir leur repas. «Je crois que nos formules vont être quelque peu chamboulées. La clientèle va peut-être favoriser un menu plus copieux avec entrée + plat et dessert, sachant que si elle ne finit pas son assiette, la possibilité de la manger le lendemain existe», imagine encore l’ancien gérant de «Le Louchebem», situé dans le quartier Victor Hugo.

 

À Toulouse, une vingtaine d’enseignes se sont associees à la société TakeAway qui offre des «gourmet-bag» spéciaux et adaptés au transport de repas. «En France, les gens n’ont pas l’habitude de partir avec la fin de leur assiette dans une poche. Ils peuvent ressentir, au début, un sentiment de gêne. Avec notre packaging, ils auront l’impression de sortir d’une boutique de luxe. Nous allions l’aspect pratique à l’esthétique», estime le porte-parole de la marque.

Selon les estimations de l’UMIH, plus de 60 % des restaurateurs de la Ville rose souhaitent mettre en place volontairement ce système des «doggy bag», «les autres ne peuvent pas forcément. Un sac de ce type coûte environ 2 €, sachant que 8 à 10 % des consommateurs vont en demander un, cela représente un budget», annonce encore Jean-Philippe Deschamps.

Pour le reste, ils seront obligés de le mettre en place, ce qui ne les réjouit absolument pas. «Cela ne correspond pas du tout à ce que l’on propose. Mes plats ont une architecture et une composition spécifique. On ne peut pas les mettre dans un gourmet bag. C’est ridicule», témoigne le chef étoilé Michel Sarran. «Pour le moment on n’a rien à mettre en place. Les Français ne demandent jamais à partir avec leurs restes, c’est surtout les touristes étrangers», conclut Eric Claise, le cogérant de la Braisières.

Il y a donc encore un peu de chemin à faire mais n’hésitez pas à demander dès maintenant votre Doggy Bag 🙂

 

 

Source : Les Echos ; La Dépêche 

À propos Anne-Line

Social media manager, community manager, rédactrice ou encore chef de projet, cette dynamique auto-entrepreneuse a plus d'une corde à son arc. Passionnée par les médias et les réseaux sociaux, Anne-Line est aussi une grande voyageuse, menée toujours plus loin par sa curiosité insatiable.

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