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Je suis Charlie

Ce mercredi 7 janvier a marqué le monde de la Presse mais aussi la planète entière. Suite à l’attentat perpétué dans les locaux du journal satyrique Charlie Hebdo à Paris, nous avons vu 12 personnes disparaître sous les coups de feu. Quatre grands dessinateurs mais aussi 8 autres personnes plus anonymes mais toutes aussi importantes. Hommage à ce mercredi noir. 

 

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Un hommage rendu hier soir à travers toute la planète, des dizaines de milliers de personnes se réunissant pour condamner l’action des 2 terroristes et soutenir les familles dans la peine. Un hommage rendu à travers les média par cette affiche « Je suis Charlie ».

 

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Comment ne pas condamner cette action, violente, gratuite, conduite par un groupuscule haineux, au nom d’une religion qui rejette l’amalgame entre ces meurtres et leur dieu, à raison ?

 

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On se le demande.

Les auteurs de cette horreur sont toujours en fuite et sont recherchés activement, notamment dans l’Est de la France, l’un des individus identifiés ayant de la famille dans ce coin. Voici l’avis de recherche publié, n’hésitez pas à la partager !

 

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Chaque vie fauchée a boulversé le monde entier, mais si nous connaissons les 4 dessinateurs, nous ne savons rien sur les autres. Une présentation s’impose.

 

Frédéric Boisseau

Frédéric Boisseau, 42 ans, était agent d’entretien. Il travaillait à l’accueil de l’immeuble de la rue Nicolas Appert, au moment de l’attaque. Sodexo a rappelé dans un courrier électronique adressé à ses collaborateurs qu’il travaillait pour cette entreprise depuis quinze ans. Il était marié et père de deux enfants de 10 et 12 ans.

Ahmed Merabet

Ahmed Merabet, 42 ans, était agent de police. Membre de la brigade VTT du commissariat du 11e arrondissement de Paris, il patrouillait dans la zone quand, Boulevard Richard Lenoir, il a croisé la route des assaillants qui quittaient les locaux de Charlie Hebdo. Des échanges de coups de feu ont eu lieu. D’abord grièvement atteint par un tir, le policier s’est écroulé sur un trottoir. Toujours conscient, il a supplié l’un des agresseurs qui l’a tué à bout portant sans aucune hésitation, avant de prendre la fuite à bord d’une Citroën C3 noire.

Franck Brinsolaro

Franck Brinsolaro, 49 ans, était lui aussi policier. Membre du Service de la Protection des Personnes (SDLPP), il assurait en permanence la protection de Charb, le directeur de la publication de Charlie Hebdo. Il a été abattu dans les locaux de l’hebdomadaire. Originaire de l’Eure, Franck Brinsolaro venait de se marier avec la rédactrice en chef de L’Eveil Normand. Il était le père de deux enfants.

Elsa Cayat

Elsa Cayat était « une psy pour Charlie », titre Libération en rendant hommage à la seule femme tuée par les assaillants mercredi. Psychiatre et psychanalyste, elle tenait la chronique Divan, deux fois par mois, dans les colonnes de l’hebdomadaire satirique.

Mustapha Ourrad

Mustapha Ourrad était correcteur à Charlie Hebdo. Né en Algérie, « kabyle » d’après Le Monde, il venait d’obtenir la nationalité française. « Autodidacte » et d’une grande « érudition », selon le quotidien, il avait travaillé pour une maison d’édition et plusieurs journaux avant l’hebdomadaire satirique. Il avait deux enfants.

Michel Renaud

Michel Renaud, ex-journaliste devenu grand voyageur, se trouvait à Charlie Hebdo pour participer à la conférence de rédaction. Il venait aussi remettre à Cabu des dessins que ce dernier lui avait prêtés, pour la dernière édition du festival « Rendez-vous du carnet de voyage ». Michel Renaud avait fondé de festival à Clermont-Ferrand, ville où il fut aussi directeur de cabinet du maire.

Dans les média

Ce jeudi 8 janvier, de la Suède à l’Australie, des médias ont rendu hommage à Charlie Hebdo à travers leur Une. D’autres ont pris le parti de censurer en floutant certaines caricatures réalisées par la publication française, perçues comme trop sensibles pour être présentées. On compte The Telegraph, CNN, NBC, The New York TimesWall Street Journal ou encore New York Daily News. Les réseaux câblés NBC, MSNBC, CNBC, ABC News et CBS News ont opté pour le même choix.

Ces photographies censurées ont été accompagnées d’un commentaire critique du rédacteur en chef du respecté Financial Times, Tony Barber. Il affirmait ainsi, avant que l’article ne soit mis à jour sur le site :

« Il ne s’agit pas pour le moins du monde d’excuser les meurtriers, qui doivent être attrapés et punis, ou de suggérer que la liberté d’expression ne devrait pas s’appliquer à la représentation satirique de la religion, a déclaré Tony Barber rédacteur en chef Europe du FT dans un article d’opinion mis en ligne dans l’après-midi. Mais seulement de dire que le bon sens commun serait utile dans des publications telles que Charlie Hebdo, ou le journal danois Jyllands-Posten, qui prétendent remporter une victoire pour la liberté en provoquant des musulmans, alors qu’en réalité ils sont seulement stupides. »

Cette une avait fait suite à l’incendie des locaux de l’hebdomadaire après qu’il ait fait de Mahomet son rédacteur en chef sous le titre « 100 coups de fouet si vous n’êtes pas morts de rires » en novembre 2011.

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Une histoire qui remonte à longtemps…

En effet, depuis de nombreuses années, les journalistes se savaient en danger permanent, suite à leurs publications satyriques. Ils recevaient régulièrement des menaces de mort et avaient déjà essayé des attentats à la bombe dans leurs locaux. Une présence policière quotidienne était obligatoire. Mais cette surveillance s’était un peu relâchée depuis un mois.

Le journal satirique vit en permanence sous la menace. D’après Patrick Pelloux, Charb, le directeur de la rédaction de l’hebdomadaire, en parlait encore en début de semaine: «Lundi soir, j’ai dîné avec Charb et Luz et on riait de la nouvelle année. Charb en avait un peu assez de sa protection. Mais il me protégeait beaucoup des risques et il n’a pas voulu me dire en fait. Il savait que dans tous les meetings des milieux intégristes à travers le monde, Charlie Hebdo revenait tout le temps. Nous étions un ennemi de papier et de crayon».

C’est un tweet, un message publié sur le compte Twitter de Charlie Hebdo juste avant l’attaque de la rédaction, qui a mis le feu aux poudres. Peu de temps avant l’attaque de plusieurs hommes, lourdement armés, au siège de Charlie Hebdo à Paris, la rédaction a souhaité ses vœux aux internautes avec un dessin de Honoré montrant Aboud Bakr Al-Baghdadi, le leader de Daech.

 

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Publié à 11h28, ce tweet a été partagé près de 2000 fois sur le réseau social à 13 heures puis près de 4000 à cette heure-ci. Le nombre n’a cessé de croître depuis l’annonce de l’attaque. Ce tweet est devenu le symbole de la liberté d’expression et du soutien des internautes au journal satirique.

L’indice qui a orienté l’enquête…

C’est une carte d’identité qui a mis les enquêteurs sur la piste de Saïd et Chérif Kouachi, les deux auteurs présumés de l’attaque meurtrière qui a coûté la vie, mercredi 7 janvier, à douze personnes et blessé onze autres dans les locaux de Charlie Hebdo, à Paris. Oubliée, selon une source policière, par l’un des frères Kouachi dans la première voiture qui leur a permis de prendre la fuite, elle a permis à la police de dresser leur portrait et de fonder l’espoir de les intercepter. Lire l’article.

Des tueurs de sang froid…

Le sang-froid des frères Kouachi est stupéfiant. À peine quelques minutes après avoir tué onze personnes dans les locaux de Charlie Hebdo, les deux jeunes gens sont repérés par un policier à vélo. Celui-ci est immédiatement blessé par arme à feu. Mais cela ne suffit pas. Les meurtriers sortent de la Citroën noire qu’ils occupent, et l’un d’eux achève d’une balle dans la tête Ahmed, 42 ans, le malheureux policier. Une scène qui fait froid dans le dos et qui a été filmée par un témoin. Nous vous proposons de la voir dans son intégralité. Les frères Kouachi remontent ensuite presque paisiblement dans leur véhicule et poursuivent leur chemin comme si de rien n’était. Quelques minutes plus tard, les forces de l’ordre perdront leur trace…

Le terrible sang-froid des frères Kouachi par LePoint

 

Depuis hier, on a vu de nombreux attentats se faire aux quatre coins de la France, contre des kebabs ou des mosquées notamment. Pourtant, les musulmans se défendent de tout lien avec ce genre d’action, car leur communauté ne voit pas leur religion de cette façon, et ils veulent la pratiquer dans la paix. Une explosion d’origine criminelle a eu lieu jeudi matin vers 6 heures devant un snack kebab près d’une mosquée à Villefranche-sur-Saône (centre-est de la France), sans faire de victime, selon des sources concordantes confirmant une information du quotidien « Le Progrès ». « C’est criminel », a indiqué une source préfectorale à l’AFP.

Au Mans, trois grenades d’exercice, dites grenades à plâtre, ont été lancées vers 0h30 contre une mosquée d’un quartier populaire. Une seule a explosé dans une petite cour sans faire de dégâts majeurs, selon le parquet. Les premières constatations ont aussi permis de relever un impact de balle sur une fenêtre.

A Port-la-Nouvelle, un ou plusieurs coups de feu ont été tirés en direction d’une salle de prière musulmane, vers 20 heures, une heure environ après la fin de la prière, alors que la salle était vide, a précisé le parquet de Narbonne, ajoutant que l’arme utilisée était un « pistolet à grenailles ».

Ne donnons pas la possibilité à une minorité d’hommes aux motivations malsaines, d’avoir un pouvoir sur notre liberté d’expression. Ne nous laissons pas faire et refusons d’avoir peur et de se taire. 

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Source : L’Express ; Konbini ; Hugginpost

À propos Anne-Line

Social media manager, community manager, rédactrice ou encore chef de projet, cette dynamique auto-entrepreneuse a plus d'une corde à son arc. Passionnée par les médias et les réseaux sociaux, Anne-Line est aussi une grande voyageuse, menée toujours plus loin par sa curiosité insatiable.

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