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7 femmes jugées trop « sexy » pour faire leur travail…

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Le machisme prédomine toujours dans le monde du travail, quoi qu’on en dise. Si on est jolie, on ne peut pas être intelligente, et vice-et-versa, et dans tous les cas, on a besoin d’un homme pour faire des besognes compliquées, qu’elles soient physiques ou intellectuelles. Ben voyons. En tout cas, c’est ce que certains ont dû penser en voyant ces femmes intelligentes et belles, attelées à la tâche. 

 

Voici 7 histoires, 7 femmes qui sont trop « belles » pour être « intelligentes » et bien effectuer leur travail, qui est avant tout un emploi qui demande réflexion. On imagine les Chiennes de Garde ou les Femen qui ont dû ruer dans les brancards !! Sexisme et discrimination bonjour ! On espère que les mentalités évolueront un peu et que certains comprendront qu’on peut être intelligent ET canon. A bon entendeur…

 

1 – Debrahlee Lorenzana

En 2010, Debrahlee Lorenzana poursuit en justice Citigroup, suite à son licenciement. Motif ? Ses supérieurs avaient invoqué un problème de productivité au travail, mais d’après Lorenzana s’expliquant dans un article de Village Voice, on lui avait dit que son beau visage et ses vêtements « trop distrayants » constituaient un obstacle vis-à-vis de ses collègues masculins.

Elle se voit alors remettre une liste, égrenant telle une sentence, les vêtements interdits au travail tels que des pulls à col roulé, des jupes crayon, des tailleurs et des talons de 7 cm. Autre motif : on lui reproche ses vidéos où elle met en avant ses opérations de chirurgie plastique, notamment une parlant de sa prochaine augmentation mammaire pour ressembler à une de ses héroïnes Playboy Bunny.
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2 – Melissa Nelson

Harcelée pendant plus de 6 mois par son employeur, l’assistante dentaire Melissa Nelson fut renvoyée. L’histoire a commencé par de simples échanges de SMS avec son patron le Dr. James Knight, jusqu’à ce qu’ils deviennent plus gênants. Elle fut licenciée lorsque la femme de ce dernier eut découvert les messages.

« Le Docteur Knight a dit que je ne pouvais plus travailler au cabinet parce qu’il s’attachait à moi et qu’il ne pouvait plus se concentrer sur sa femme et sa vie de famille » expliqua Nelson à ABC New. « J’ai immédiatement fondu en larmes. Je me souviens simplement que je suis restée assise là, incapable de me lever et que je lui ai dit que j’adorais mon métier ». Malgré un procès intenté par Nelson, elle ne trouva pas gain de cause, et son appel fut rejeté au prétexte que le juge a déclaré que Knight avait le droit d’essayer de préserver son mariage, sachant que le problème n’était pas d’ordre sexiste mais plutôt d’ordre impulsif.

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3 – Eleonora Verbitskaya

Fonctionnaire dans l’administration russe la journée, le DJ Ellis Sexton officiant la nuit a été licenciée après que des photos provocantes de son activité nocturne aient été publiées. Maxim Youshin, avocat de Verbitskaya, a dit qu’elle avait été licenciée pour avoir été trop sexy pendant son temps libre. »D’après la loi russe, elle n’a rien fait de mal. C’est plus ici une question de morale » expliqua-t-il au Daily Mail.

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4 – Mindi Jensen

Résidant dans l’Utah, cette enseignante en collège est adepte du bodybuilding. Utilisant les réseaux sociaux pour communiquer sur son évolution sportive, Mindi Jensen déclencha la foudre des parents d’élèves quand ses derniers découvrirent des photos d’elle en bikini sur Instagram.

Récemment divorcée, Mindi Jensen avait besoin de se sentir bien pour parer à la dépression et de sculpter son corps en se lançant dans la compétition. Bien que publiées sous un pseudonyme, les photos firent rapidement surface et les parents demandèrent sa démission.« Les enfants ont découvert les photos et les parents les ont jugées choquantes. Ils ont même avancé le terme de pornographique. Ils ont ajouté que ces images étaient inappropriées et pourtant, j’apparaissais en tenue de sport et de bodybuilding » a dit Jensen à Good4Utah. Elle a réussi au final à ne pas être licenciée et l’école s’est excusée de l’avoir attaquée.

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5 – Lauren Odes

Lauren Odes a subi plein pot le machisme de ses employeurs. Intérimaire en saisie informatique dans une firme de lingerie, ses patrons juifs orthodoxes qui ont expliqué que son corps était trop « distrayant » au bureau. Selon le Huffington Post, ils lui auraient demandé de se bander la poitrine et de porter un manteau car sa poitrine gênait ses collaborateurs, les empêchant de se concentrer sur leur travail, et ne pouvaient plus la considérer comme un être humain. Si si. Bien qu’aucun code vestimentaire n’était imposé dans l’entreprise, ses tenues étaient jugées trop sexy. «

Aucune femme ne devrait s’entendre dire que sa poitrine est trop opulente, son corps trop attrayant et son apparence trop attractive pour ses collègues hommes », a expliqué l’avocat d’Odes.

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6 – Nina Siakhai Moradi

2013, l’affaire éclate. Nina Siakhai Moradi est jugée trop attrayante pour pouvoir siéger au conseil municipal de Qazvin en Iran. D’après the Independent, Moradi avait été nommée « membre alternatif du conseil », signifiant qu’elle pouvait siéger en cas de désistement d’une autre personne. Lorsqu’un siège s’est libéré, on l’a empêché d’y accéder. Un officiel a prétexté qu’ (ils) « ne voulaient pas d’un défilé de mode au conseil ».

Bien que simple et discrète, ses opposants en ont profité pour clamer que son comportement était contraire aux lois islamiques, mais d’après l’expert juridique Mohammed Olaiyehfard, la réaction du conseil était inadaptée.

« Si quelqu’un enfreint la loi pendant l’élection, le comité de révision et d’élection peut revoir les faits de cet individu. Mais une fois les résultats annoncés, ceux-ci ne peuvent être annulés. Pour cette raison, il est illégal de disqualifier quelqu’un qui a déjà été autorisé à concourir et qui a ensuite remporté l’élection. Il semblerait que ceci soit un prétexte pour empêcher cet individu de siéger au conseil municipal de Qazvin. »

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7 – Kyla Ebbert

En 2007, Kyla Ebbert se voit refuser l’accès à son avion par la compagnie Southwest Airlines, au motif que sa tenue était trop provocante pour embarquer. On lui demanda alors de se changer ou de se couvrir, sinon elle ne pouvait monter à bord.

« Je lui ai répondu, ‘Quelle partie du vêtement, la chemise, la jupe ? Dites-moi ! » Ebbert a expliqué à Today Show. « Et il a répondu, ‘l’ensemble’, j’ai dit ‘ je n’ai aucun bagage avec moi. Je ne peux donc pas me changer. Que puis-je faire pour prendre ce vol ? J’ai un rendez-vous médical. Je dois impérativement m’y rendre. »

Après qu’on lui ait conseillé la boutique de l’aéroport, l’agent de bord accepte de la laisser embarquer à condition qu’elle ferme sa chemise et rallonge sa jupe. Ebbert posa ensuite pour Playboy en écho à ce fiasco. La compagnie Southwest Airlines réitéra le cas en demandant à un autre passager de se couvrir la même année. Setara Quassim dut se couvrir avec une couverture parce qu’un steward pensait que son apparence était trop suggestive.

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On avait déjà évoquer un cas sur Linkedin où une jeune développeuse avait été jugée trop sexy pour que son profil (et donc ses compétences) soit vrai. On voit que l’on a encore beaucoup de chemin à parcourir pour une vraie parité dans le monde du travail mais aussi dans la vie personnelle. Sexisme et discrimination ont encore de beaux jours devant eux.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 

 

 

À propos Anne-Line

Social media manager, community manager, rédactrice ou encore chef de projet, cette dynamique auto-entrepreneuse a plus d'une corde à son arc. Passionnée par les médias et les réseaux sociaux, Anne-Line est aussi une grande voyageuse, menée toujours plus loin par sa curiosité insatiable.




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