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USA : dégustez un menu 100% cannabis !

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Pour les vacances du mois d’août, il ne sera fait qu’un article par semaine sur le site, mais vous pouvez toujours nous retrouver sur notre page Facebook, car elle ne s’arrête pas 🙂

 

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Christopher Sayegh, chef basé à Los Angeles REUTERS/Mario Anzuoni

 

Et pour les vacances, si vous partiez aux États-Unis découvrir un chef du genre unique et déguster un menu 100% cannabis ?! Propriétaire d’un restaurant à Los Angeles, c’est ce que vous propose Christopher Sayegh, un chef californien de 24 ans, depuis maintenant 2 ans.

 

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Christopher Sayegh, owner and operator of the Herbal Chef. Photograph: Dan Tuffs for the Guardian

 

Surfant sur la vague de la légalisation de l’usage récréatif du cannabis, le jeune chef veut démocratiser l’art culinaire à la marijuana, qu’il intègre à la cuisine gastronomique qu’il a apprise dans des restaurants étoilés de New York et de Californie.

«J’essaye de donner une expérience cérébrale aux gens», explique Sayegh, depuis son entreprise The Herbal Chef, basée à Los Angeles. «Mais je suis aussi prudent dans la façon dont je les accompagne dans ce voyage», assure-t-il.

 

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AFP/File / Jason Redmond

 

Un rêve d’étudiant.

Christopher Sayegh a étudié la biologie moléculaire (eh oui quand même) mais cela ne le motivait pas à aller plus loin. Il se tourne alors vers son véritable projet : créer son entreprise de cuisine cannabique à Los Angeles. Et ça marche.  En 2014, il se jette à l’eau et depuis, l’activité de The Herbal Chef n’a cessé de croître, assure-t-il, sans divulguer ses résultats. Comme quoi, la persévérance paie et il ne faut jamais abandonner ses rêves !

 

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Une expérience pour quelques « élus ». 

Eh oui, il ne faut pas se leurrer, tout le monde n’y a encore pas accès. Comme la législation autour de ce produit est toujours en constante évolution, notre chef cuisinier profite de l’opportunité mais ne peut pas encore la proposer au tout venant.

En effet, il vous faut être détenteur d’une carte de marijuana médicale pour pouvoir vous assoir à la table de ce restaurant atypique. Il croise les doigts pour novembre, que les choses changent (dans le bon sens sens).

Et puis en plus d’avoir une carte, il vous faudra quand même débourser entre 300 et 500$ par tête de pipe pour pouvoir déguster un repas réalisé par notre talentueux chef. Pourquoi un tel prix ? Car il veut faire vivre aux clients une expérience garantie 100% «immersive», pas seulement pour «être stone», insiste le jeune chef. «Je change littéralement la chimie du cerveau à mesure que les gens mangent mes plats», s’enthousiasme le cuisinier en manipulant des seringues garnies d’extrait de cannabis qu’il incorpore ensuite dans sa cuisine. «Au bout du troisième plat on sent un peu, au quatrième un peu plus et au bout du cinquième, on est au bout du voyage. C’est comme une symphonie», dit-il.

 

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Une législations qui évolue. 

Si en France, le débat est souvent posé sur la table pour servir d’enfumage lors de manifestations importantes et faire oublier les causes qui nous font nous rebeller, ce n’est pas le cas aux USA. Cinq Etats américains ont déjà admis l’usage du cannabis à des fins non médicales et d’autres pourraient rapidement suivre, le mouvement suscitant l’engouement d’un grand nombre d’Américains.

Quant à l’usage médical de la marijuana, il est déjà autorisé dans 23 Etats américains, dont la Californie. Un record.

Selon un rapport de l’Arcview Group, une entreprise d’investissement et de recherche spécialisée dans le cannabis, la vente légale de marijuana aux Etats-Unis a atteint 1,2 milliard de dollars en 2015, soit une augmentation de 232% en un an. On se rappellera notamment l’histoire avec le Colorado, qui gagnait trop d’argent avec notre amie Marie-Jeanne

D’ici 2020, les ventes devraient même dépasser 22 milliards de dollars, dont 6,4 milliards pour la seule Californie. Un prévisionnel qui a de quoi faire rêver. Comme Sayegh, beaucoup veulent se lancer dans le florissant business de la gastronomie au cannabis. Et on les comprend.

 

Boeuf wagyu, feuilles de vigne, beignets de pois chiche…

Du coup, Amsterdam devrait peut-être revoir sa copie et envisager le futur car entre un menu réalisé par un grand chef, et un space-cake sur le bout du bar, ces derniers font pâle figure. Reste le coût. Mais bon…

 

AFP Jason Redmond

Christopher Sayegh prépare un plat au cannabis dans son restaurant le 19 juillet 2016 à Tacoma – AFP Jason Redmond

 

Sayegh propose une cuisine sophistiquée à base de boeuf wagyu japonais, de sorbet au pamplemousse ou encore d’huîtres «médicales». Influencé par ses origines jordaniennes, Sayegh s’est même essayé au cannabis incorporé dans les feuilles de vigne, dans les falafels, les beignets de pois chiche et autres déclinaisons de délices orientaux. De quoi nous faire saliver !

 

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Si ses proches n’étaient au début pas super emballés par l’idée (eh oui le cannabis souffre de sa mauvaise réputation), ils aiment au final l’idée et aussi goûter ses plats, les petits gourmands. Pourtant, même si l’incorporation de cannabis dans la nourriture connaît un franc succès dans son pays, Sayegh préfère rester prudent. Les consommateurs de cette nourriture d’un nouveau genre ne doivent pas prendre l’expérience à la légère.

 

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AFP/File / Jason Redmond

 

« Ce n’est pas une science exacte à maints égards car beaucoup de facteurs rentrent en jeu lorsqu’on cuisine avec du cannabis », analyse Robyn Griggs Lawrence, auteur de « The Cannabis Kitchen Cookbook ». « Ce n’est pas comme commander un verre de whisky. Nous en sommes encore au stade de la découverte ».

Le patron de The Herbal Chef, soucieux de l’impact que peuvent avoir ses plats, s’attelle à préparer soigneusement chacun d’entre eux.

« Le cannabis n’est pas comme les autres ingrédients », précise-t-il. « Il faut être extrêmement prudent car non seulement la chaleur joue un rôle très important dans la cuisson du cannabis, mais aussi car on emmène littéralement les gens dans un voyage. On a la responsabilité de faire ça dans les règles ».

 

Feriez vous l’expérience ?

À propos Anne-Line

Social media manager, community manager, rédactrice ou encore chef de projet, cette dynamique auto-entrepreneuse a plus d'une corde à son arc. Passionnée par les médias et les réseaux sociaux, Anne-Line est aussi une grande voyageuse, menée toujours plus loin par sa curiosité insatiable.




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